Récit d’une descente de la Dordogne en direct.

Featured ImageDepuis deux jours je teste cette fonctionnalité de mon blog avec mes travaux dans les truffiers : l’envoi de photos en direct fonctionne.

Cela a donné un article sans intérêt mais cela m’a permis de valider la technique.

Donc demain à l’occasion d’une sortie sur la Dordogne je vous posterai en direct des photos de ma descente assorties de quelques commentaires sur mes joies et mes déceptions.

Cela se passera sur ce blog.

Faute de time line automatique, je mettrai mes heures si je n’oublie pas.

Le matos de pêche a remplacé celui de trufficulture dans la benne.

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Le ponton est chargé.

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Il me reste a montrer deux streams et deux emergentes de sulphures et au lit.

A demain.

7 h 40 c’est déjà demain.

Un remord. Je monte un dernier stream.

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8 heures 30 départ de la maison. Le temps est bien pourri. Bruine, brouillard, vent mais moi ça me va.

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La loose. Batterie à plat . J’ai laissé le contact avec la radio hier soir. Carte chance, je suis garé en pente.

Ouf ça démarre.

Malgré les pluies de la nuit la Vezere est en ordre.

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9h45 arrivée sur zone. Le niveau est parfait.

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10h10 pas de vélo aujourd’hui. Yo24 est. Transfert du bateau de sur le pick-up.

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Ça y est le bateau est dessus.

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Encore une expédition.

Après une déviation et un arrêt boulangerie nous voici au point de départ. Il est 11h25.

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Debout 7h dans l’eau à midi.

Pas de ronds pas de mouches. Trois hot spots au streams vides ça pue. Seuls les traçons sont actifs. Pas bon…
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Fin de la noyée pour éviter la friture. Retour au stream.

On est pas peinard?

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Enfin pour le moment. Premier gros courant à passer.

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Je lègue ma canne à Stef s’il m’arrive malheur. lol

13h10, 400m de bordure de folie et première tape à vide au stream. J’aime pas les tapes à vide.

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Au fait je suis vivant mais je n’ai pas de nouvelles de Yo24.

Pluie, vent, des postes superbes et pas une touche. Vous pouvez rassurer sa femme et sa fille Yo24 va bien.

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Moral au plus bas. Marre de stripper. Quelques mouches.

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Bon app.

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Je sais je suis pas rasé.

15h c’est reparti. Il va falloir se mettre plus en danger pour réussir.

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Un signe du destin?

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Me front est passe, on est dans le traîne active avec averses et vent. Pas le top.

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Rien ne me sera épargné. 16h20 la bassine du coin…

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Avec ses nageoires pourries.

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17h quelques mouches qui font sortir les blancs.

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Trois quart d’heure sans lâcher la canne, péché à l’endroit, à l’envers dans le plus beau spot de la descente et rien. si, des perches mais mercredi c’est le jour des petits.

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18h30, mauvais de chez mauvais je rate l’inratable. Sur un poste évident, je pose trop court. en gros je lui tombe dessus. Au contact elle tape mais ne se pique pas. Je tombe 50 cm plus loin je la fais.

Allez des beaux postes j’en vois d’autres.

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Toutes mes rencontres avec les pêcheurs du bord se sont admirablement bien passées. Mais à 18h50 une portière claque sur la rive, un individu se précipite au bord. Je le salue? Il me fixe et me montre son poignée. Je le questionne du regard et il me crie une phrase dont je comprends heure et bateau.

Il doit faire référence à l’arrêté de navigation de la Correze qui limite la navigation des canoës à 18h. Mais d’une part je suis en aval de la limite de l’application de l’arrêté et d’autre part, il n’est pas certain que cet arrêté concerne la pratique de la pêche. La pêche en bateau se pratique de manière traditionnelle sur la Dordogne depuis une demi-heure avant le lever du soleil à une demi-heure après son coucher.

Visiblement on n’a pas que des amis.

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Que les belles truites ne soient pas active ce n’ est pas grave var ce ne est ni ma première fois ni la dernière. Mais voir les ombres si apathiques, c’est surprenant.

On est passé sur une douzaine de bancs et à part vers 17h où Yo24 en a faut deux sur un quart d’heure, rien de rien. Même en grattant en noyée pas moyen. 20h10 on a encore un peu de route.

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21h30 rivière toujours aussi morte. Lancer, ramener, lancer, ramener… Coté stream c’est l’hécatombe. Fatigue aidant je viens d’en perdre trois coup sur coup. Après plus de 9h45 de pêche les gestes sont moins précis.

Il n’y aura pas de coup du soit car le vent se lève.

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22h une énième averse nous tombe dessus. Les tilleuls exalent leur parfum de tisane. Dans le ciel un faucon hobereau mange des insectes dans d’acrobatiques pirouettes. Le soir tombe sur une rivière dans vie.

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après l’effort le réconfort…

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23h il faut aller chercher la voiture en haut.

23h20 retour aux bateaux pour les charger. La pluie a abaissé les branches du chemin. Çà va être une galère pour passer avec les bateaux sur les voitures.

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23h40 bateaux chargés. Les moustiques dont voraces. Un dernier coup aux sangles et on peut poser les waders.

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23h50 on peut prendre la route du retour. Il va être dur de ne pas d’endormir. Mes cannes vont me tenir compagnie.

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Une heure moins vingt: c’est compliqué.

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Une heure du mat : retour à la maison. Ça fait de grosses journées. Les courbatures ne sont pas loin. Je me sens comme après un mach mais que j’aurais perdu.

La Belle nous a mis la fessée aujourd’hui. Mimo, si t’as un reste de mytosil dans le fond du pot ne hésitez pas à le faire passer.

A vue de nez 15 bornes de descente pour 10h de pêche. La plupart du temps au stream.

Bilan : 6 où 7 perchettes, un tacon, une truitelle et une lâchée.

Non, le stream n’est pas l’arme fatale. Pas plus que le bateau n’en déplaise à nos détracteurs. Lorsque rien n’est dehors, même en bateau on ne prend rien.

Reste que toutes ces heures passées à lancer constituent toujours une expérience de plus pour gagner en endurance et en abnégation. Pour attraper des grosses truites il fait en passer par là. Pêcher des jours sans rien prendre puis soudain toucher le graal.

Merci de m’avoir suivi en cette journée décevante. Je vais au lit.

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Fred