clochard céleste*

* insipré du titre du bouquin Clochards Célestes, de Jack Kérouac 

 

Salut à tous,

Désolé si le titre fait penser que j’ai pu apercevoir quelques monstres hantant les eaux par chez moi, il n’en est rien.

C’est juste que je souhaitais vous faire part de la vision la plus surréaliste qui m’ait été donné de voir. Une vision qui revient souvent, comme un leitmotiv, une vision dont un jour je voudrais tirer quelque chose.

Ne vous inquiétez pas, Dieu ne m’est pas apparu comme ça au détour d’un chemin, je vais pas vous emmerder avec une crise mystique.

C’était en avril, je partais avec ma copine sur le plateau de Millevaches pour faire de la rando, on était encore étudiants à Tours.

Il me semble que c’était sur la route reliant Felletin (Creuse) à Meymac (Corrèze).

Un ruban de bitume traversait des paysages sublimes, fait d’immensités, de nature qui revit après 6 mois d’hiver. Une bonne bise faisait onduler les herbes encore jaunes de froid et courbait les bruyères couleur rouille.

Au loin sur la route, une silhouette, presque immobile. On s’approche et là on voit quoi ?

 

pas d’idées ?

 

On voit un clochard poussant un caddy. Un clochard sur les hauts plateaux, à 800 m d’altitude, à plus de 30 bornes de la première ville de 1 000 habitants.

Cette vision surréaliste (peut être que vous elle ne vous étonnes pas), je la garderai gravée toute ma vie en moi. Pour pleins de raisons différentes, la dimension saugrenue d’abord, qui fait penser à un film burlesque qui aurait pu être tourné par Moustik et Michael Kael, mais surtout parce que j’y ai vu une (pas la) représentation de la liberté.

Quel but poursuivait il ? où allait il ? Qu’est ce qui la poussé à quitter la ville ? Quelle est son histoire ?

Tôt ou tard, ce clochard m’inspirera plus qu’une page de blog…